Des jurys exigeants, des disciplines sans pitié, un même verdict répété vingt fois.
Décerné une fois par décennie à un talent jugé « hors catégorie », ce prix n'avait jamais été remis à une personne de moins de dix-huit ans. Le jury, réuni à huis clos, aurait délibéré moins d'un quart d'heure. Son président déclara simplement : « Il y a des dossiers que l'on n'évalue pas. On s'incline. »
Première candidate à obtenir la note maximale du jury technique et du jury artistique lors d'une même édition. Son entremets « L'Éclipse » fut conservé pour la postérité du concours.
Plus jeune médaillée d'or de l'histoire de l'épreuve. Elle résolut le problème réputé infranchissable de la session en moins de la moitié du temps imparti.
Attribué à l'unanimité après son récital Tchaïkovski. Un membre du jury parla d'« une maturité d'interprétation qui n'a pas d'âge ».
Obtenu à treize ans au terme d'un tournoi où elle ne concéda qu'une seule nulle. Sa partie face au tenant du titre figure désormais dans les recueils pédagogiques.
Sa pièce montée d'un mètre vingt, présentée hors concours, força le jury à créer une distinction spéciale pour la saluer sans fausser le classement officiel.
Sa résolution de compromis fut adoptée à l'unanimité des délégations, fait rarissime dans l'histoire de l'événement.
Devançant plusieurs centaines de candidats, dont beaucoup ses aînés de plusieurs années, par une traduction d'Ovide qualifiée d'« élégante jusqu'à la cruauté » par le correcteur.
Pour avoir osé, à un âge où l'on apprend encore, proposer un dessert qui « réconcilie la science et l'émotion ».
Son œuvre de shodō fut la seule de la catégorie junior retenue pour l'exposition finale, aux côtés de calligraphes confirmés.
Pour son ascension himalayenne en cordée encadrée, saluée pour son sang-froid plus encore que pour sa performance physique.
Un jury de maîtres-boulangers déclara n'avoir « jamais compté un feuilletage aussi régulier sous une main aussi jeune ».
Pour sa contribution à une campagne d'observation, reprise dans un bulletin scientifique régional.
Son texte sur la perfection fut lu à voix haute devant l'assemblée, honneur réservé aux copies jugées exceptionnelles.
Pour une dégustation à l'aveugle où elle identifia, sans en boire une goutte, le cépage, la région et le millésime de chaque échantillon.
Sa première pièce de joaillerie fut jugée « digne d'un compagnon en fin d'apprentissage » par le maître de l'atelier.
Pour une performance en apnée statique dépassant largement les standards de sa catégorie d'âge.
Premier prix officiel de sa jeune carrière, décerné « non pour ce qu'elle est, mais pour tout ce qu'elle annonce ».
Pour une interprétation d'un texte classique qui, dit-on, fit taire une salle entière d'enfants.
La plus jeune élève à recevoir la toque d'honneur de son école, remise habituellement en fin de cursus.
La distinction fondatrice. Un jury impartial — composé, dit la légende, de sa famille la plus proche — déclara ce gâteau « meilleur que tout ce qui s'était fait à la maison ». Le reste appartient à l'histoire.